Annick Geille

Rien que la mer

PRIX ENCRE MARINE 2016

A figuré dans la première sélection du Prix Renaudot 2016.

3 Juillet 1940, baie d’Oran. Vers 18 heures, un déluge de feu s’abat sur la flotte française confinée dans le port de Mers el-Kébir. Quelques minutes d’un combat intense suffisent à ouvrir les portes de l’enfer. Brûlés, noyés, asphyxiés, 1297 marins trouvent la mort ce jour-là.

Seul le Strasbourg, croiseur de bataille commandé par le capitaine de vaisseau Collinet, réussit par une brillante manœuvre à appareiller sans être touché. A son bord, parmi les rescapés du massacre, Francis, radio de bord, Breton comme la plupart. Miraculé, traumatisé par ce qu’il considère comme un assassinat, il n’oublie rien. Pas à pas il  reconstruit sa vie.

Quelque 60 ans plus tard, juillet toujours, tiédeur d’un soir d’été dans un petit coin perdu de Bretagne. Au Petit Hôtel du Grand Port, une femme attend son mari ou plutôt non, elle ne l’attend plus. Il est trop tard, il est parti. Ses pensées se succèdent en vrac. Pour ne pas mourir, elle fait front.

Et puis la Mer, porteuse d’Histoire et de Mémoire. La Mer, symbole de ces deux destins liés à tout jamais.

« Un jour, l’ancien marin s’est laissé couler ; j’en fus si éprouvée que j’ai voulu lui bâtir une sépulture par la littérature » A.G.

La presse en parle

  • [Un] récit plein de sensibilité.

    Jacques NERSON, L'OBS le 3 novembre 2016

  • Annick Geille construit son récit en miroir : drame historique du père face au drame intime de la fille. Et c'est très beau.

    Christilla PELLE-DOUEL, Psychologies Magazine le 1 novembre 2016

  • L'amour n'est pas une mince affaire aux yeux d'Annick Geille […] Ce sont […] deux êtres , dont on comprendra le lien de parenté, qui forment le nœud de ce roman aussi mélancolique qu'attachant. A ce duo, qui tente de s'inventer des raisons de vivre, il faut rajouter la mer pour goûter tout le sel du récit […] C'est elle qui tient nos personnages à flot, c'est elle qui lie les êtres et célèbre l'amour filial, sous la plume à la fois poétique et implacable d'Annick Geille.

    Marianne PAYOT, L'Express Styles le 19 octobre 2016

  • Une tempête d'émotions…

    Edith SERERO, Paris Match le 13 octobre 2016

  • Annick Geille traite superbement l’intime et l’Histoire.

    Anne SMITH, Elle oriental le 1 octobre 2016

  • Pour son onzième roman, Annick Geille, fille de marin, enchâsse deux récits qui se répondent : l’histoire d’un couple qui se défait et un homme défait par l’histoire. Deux destins, des vies qui basculent. Porté par une écriture riche, forte, émouvante, Rien que la mer, n’en reste pas à l’écume des mots, mais plonge le lecteur au plus profond des méandres de la nature humaine. 

    Joseph VEBRET, Le Salon littéraire le 30 septembre 2016

  • Deux destins unis, deux histoires de vie qui basculent. Un grand moment d'Histoire rarement évoqué et le tourment d'un chagrin. Rien que la mer est un livre dense et émouvant, qui laisse à jamais son écume dans nos mémoires. Annick Geille nous entraîne dans sa plongée sous-marine.

    Olivia PHELIP, Viabooks le 27 septembre 2016

  • Comment la guerre, les époques, l'enfance conditionnent les destins. Tout y est.

    Valérie PALA, Var Matin le 19 septembre 2016

  • … Ce roman, grâce à la présence de la mer, parvient à ouvrir le champ de vision du lecteur sur l’espoir, la passion, la ténacité, autant de ressorts intrinsèquement chevillés au corps de tout être humain. 

    Stéphanie JANICOT, MUZE LE MAG le 1 septembre 2016