Chantal Chawaf

L'Inconnue du désir

« […] Annerose entrait dans la danse. Les gerbes de lasers du regard mâle phosphorescent tournoyaient dans la jeunesse éblouie : la chimie du feu d’artifice amoureux agissait. Un homme mûr et une très jeune fille, sans se cacher de l’épouse, s’étreignaient par les yeux. Les relations physiques d’Hubert de Valençon et d’Annerose Ramsky se bornaient à ces contacts d’œil à œil, les seules caresses furtives que s’autorisent deux êtres irrésistiblement attirés qui se connaissent à peine. L’idylle s’ébauchait. » C. C